Question prioritaire
 

Européen // fédéral // régional // local

4. Favoriser le développement du transport scolaire

Description de la problématique

Le transport scolaire en Région wallonne et bruxelloise (respectivement 33.000 et 3.000 enfants transportés chaque jour) ne joue pas pleinement le rôle que l’on pourrait attendre d’un transport en commun plus sûr et respectueux de l’environnement que la voiture qui représente actuellement plus de six déplacements sur dix sur le chemin vers l’école ! Et pourtant il suffirait de quelques modifications au niveau du code de la route et de l’aménagement de l’infrastructure aux points d’arrêts pour le rendre plus sécurisant et attractif qu’il ne l’est actuellement.

Solution préconisée

Une modification du code de la route à 2 niveaux permettrait d’une part d’augmenter la vitesse commerciale du transport scolaire et de décongestionner le trafic et d’autre part d’accroitre la sécurité lors de la montée et de la descente du véhicule, à savoir :

  • Autoriser les véhicules affectés au transport scolaire à emprunter le site spécial franchissable (F18), actuellement seulement réservé aux transports en commun, aux véhicules prioritaires, aux taxis (si autorisés) ainsi qu’aux véhicules affectés au transport de personnel (si autorisés). A noter que le code de la route permet déjà aux véhicules affectés aux ramassages scolaires d’emprunter les couloirs bus (F17) réservés aux mêmes usagers que ceux mentionnés ci-dessus.
  • Actuellement le code de la route prévoit qu’en cas d’embarquement et de débarquement d’enfants d’un véhicule affecté au transport scolaire, les autres conducteurs doivent redoubler de prudence à l’approche dudit véhicule. Ils doivent en outre ralentir fortement et au besoin s’arrêter lorsque le conducteur ainsi signalé, fait fonctionner tous les indicateurs de direction (art. 39 bis – comportement à l’égard des véhicules affectés au transport scolaire – Arrêté royal 1/12/75 portant règlement général sur la police de la circulation routière et de l’usage de la voie publique). Une telle disposition n’est pas suffisante dans la mesure où l’on sait que c’est lors de la montée et de la descente du véhicule que l’enfant est exposé aux dangers de la circulation, d’autant plus que le personnel de convoiement, présent sur certains services, n’est pas autorisé à s’éloigner de plus de 1,50 mètres du véhicule ! Il conviendrait donc de modifier le code de la route en préconisant l’arrêt pur et simple de la circulation dans les 2 sens à l’instar de ce qui se pratique actuellement avec succès dans des pays tels que le Canada et les Etats-Unis par exemple.

Sécuriser les points d’arrêts est une nécessité en transport scolaire. En effet, actuellement le ramassage scolaire fait aussi l’objet de regroupements des enfants, clients du circuit, à des points de prise en charge le long du circuit. Cette disposition, qui n’est pas sans danger, a pour but de diminuer les temps de parcours et donc d’accroître l’attractivité du transport. Il est donc primordial de prévoir une localisation systématique et une sécurisation des points d’arrêt. De même, les aires à proximité des établissements scolaires doivent être rationalisées, sécurisées, structurées et prévues dès la construction de ceux-ci. Car c’est en effet lors de l’arrivée à l’école le matin et au départ de celle-ci en fin d’après-midi que l’ensemble des enfants du circuit sont confrontés aux dangers de la circulation aux abords de l’école.

Adapter le cahier des charges de transports scolaires en Région wallonne est aussi une priorité. En effet ce cahier des charges date de 1999 et est obsolète sur bien des points du fait de l’évolution des conditions de transport au cours de ces 10 dernières années. Une telle démarche a été effectuée avec succès en 2008 par la COCOF (Commission de la Communauté française) en charge des transports scolaires à Bruxelles. De même une revalorisation tarifaire des transporteurs relative aux véhicules de petites capacités (moins de 20 places) a été réalisée en 2008 en Région bruxelloise et tarde à voir le jour en Région wallonne.

Avec comme conséquence un désintérêt des transporteurs professionnels pour remettre prix dans le cadre de contrats de longue durée (10 ans) et donc un frein supplémentaire au développement du transport scolaire en tant qu’acteur de la mobilité en Région wallonne.

Plus-value si la stratégie recommandée est suivie

Augmenter l’attractivité du transport scolaire en améliorant sa vitesse commerciale, en le rendant plus sûr au moment de la montée et de la descente du véhicule et en incitant les transporteurs professionnels à s’y investir encore davantage permettra à ce mode de déplacement durable de jouer pleinement son rôle de transport en commun lorsque l’on sait que les transports scolaires représentent près de la moitié des déplacements à l’heure de pointe du matin !


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